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15 août 2013

Halbwachs. La Topographie légendaire Halbwachs. La Topographie légendaire Halbwachs. La Topographie légendaire Le Sexisme de la première heure (2007) Halbwachs, sociologue retrouvé (2007)
The Descent of Human Sex Ratio at Birth (2007) Halbwachs. Le Point de vue du nombre (2005) Halbwachs. La Mémoire collective (1997) Médecines, patients et politiques de santé (ARSS, 143, 2002) Fondations, prix et subventions (2003)

15 juillet 2012

L'âge sans état civil

Approches non déterministes de l’âge
Médecine légale, démographie, anthropologie, sociologie

11 septembre 2012, Ined, salle Alfred Sauvy.
Journée d'études de l'atelier 'Mesure de l'âge en absence d'état civil' du Campus Condorcet.
Exposé : Bilan d'une confrontation entre les disciplines concernées.
Comment établir l’âge d’une personne faute d’état civil ? La question paraît anodine ou bien insurmontable si l’on naturalise l’écart entre une date de naissance supposée connue et une observation sur une personne étudiée. Mais plusieurs disciplines la rencontrent concrètement au cœur même de leur recherche. C’est le cas de la démographie quand elle étudie des populations dont l’inscription à l’état civil n’est pas homogène ou de la démographie historique quand elle fait face à la variété des formes d’état civil et aux conditions de leur mise en œuvre. Associée à l’anthropologie biologique dans le cas de la paléodémographie, comparant aujourd’hui sépultures et registres, l’histoire des populations l'aborde en cherchant à mesurer des propriétés génériques construites sur ces vestiges. La médecine légale, quant à elle, rencontre quotidiennement les difficultés de l’expertise individuelle à portée juridique. De nouvelles approches démographiques, issues de la micro-simulation ou du calcul des probabilités renouvellent ces questions. Les sociologues constatent la maléabilité sociale et la complexité des critères d’âges. Au bilan, les approches simplistes de l’âge s’en trouvent profondément révisées.
Information sur l'atelier du Campus Condorcet (année 2011-2012 ; année 2012-2013).

10 janvier 2012

Social Memory and Hypermodernity

International Social Science Journal Introduction
Thematic issue : Social Memory and Hypermodernity
Edited by Éric Brian, Marie Jaisson and S. Romi Mukherjee
UNESCO 2012, Issue Volume 62, Issue 203-204, March–June 2011.

Si les termes de « mémoire collective » et de « mémoire sociale » sont attestés dans la littérature sociologique dès les débuts de l’institutionnalisation de la discipline à la fin du XIXe siècle, s’ils ont suscité diverses réflexions conceptuelles depuis le milieu du XXe siècle et une théorisation systématique pendant les années 1920 à 1940 chez un auteur redécouvert à cet égard depuis une quinzaine d’années (en l’occurrence Maurice Halbwachs), ils sont entrés au XXIe siècle dans la connaissance commune [...]. Faut-il s’étonner d’une telle amplification ? Sans doute non. Le XXe siècle fut suffisamment atroce partout dans le Monde pour que des victimes de ces horreurs, avec de recul du temps, entendent en témoigner, pour que d’autres après eux aient le souci d’en entretenir un souvenir partagé, et pour que des spécialistes des formes prises par cet entretien ou de leur analyse consolident sur ces questions un savoir élaborés. Ce sont bien sûr les crimes de la barbarie nazie et la Shoah qui marquent peut-être définitivement la conscience humaine au XXe siècle ; ce sont aussi toutes les barbaries totalitaires que ce siècle aura engendré, et déjà quelques génocides ; ce sont encore les changements profonds de la conscience la plus générale quand elle envisage désormais les horreurs guerrières qu’on couvrait jadis du voile des épopées héroïques ; et les hontes de l’esclavage et de l’exploitation coloniale ; et les complicités abjectes pendant les dictatures américaines et européennes, à l’Ouest comme à l’Est. Et ce n’est pas tout, car esquissant ce sordide inventaire nous songeons d’abord à la violence politique et militaire : la problématique de la mémoire collective vaut tout aussi bien pour les désastres économiques ou de santé publique, ou encore pour les horreurs intimes des violences sexuelles. Dans chacun de ces registres si cruels, la conscience contemporaine se cherche et s’élabore, luttant le plus souvent contre l’infâme et parfois contre elle-même.
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